Balaam, prophète « païen »? Plutôt « voyant »

L’histoire de Balaam, au livre des Nombres, est bien connue, notamment à cause de son ânesse qui parle! (Nb 22 à 24).

La traduction liturgique croit utile de préciser, en Nb 24,2, « le prophète païen Balaam ». Or c’est toujours « Le Seigneur » que Balaam consulte, d’un bout à l’autre. Le roi païen Balaq demande l’aide de Balaam à plusieurs reprises, mais on n’en dit pas plus sur l’insertion de Balaam dans tel ou tel royaume de l’époque. Assurément ce n’est pas un prophète d’Israël.

Comme il prophétise toujours selon ce que « Le Seigneur » lui dit, je suggère que, faute de l’appeler simplement « prophète », et pour le distinguer des prophètes d’Israël, on l’appelle « le voyant »! Car c’est bien ce qu’il est.

Additif 1: On pourrait peut-être rapprocher Balaam de Melchisedech, « prêtre du Dieu le Très Haut » (Genèse 14,18); lui aussi, après tout, est un païen – il est vrai pas un prophète au sens habituel de « annonce de l’avenir ».
Additif 2: Ce qui est impressionnant dans l’histoire de Balaam, c’est que lui, un païen, annonce le Messie d’Israël !

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