Vie et mort… dans l’au-delà

Plusieurs paraboles présentent Dieu, ou Jésus, comme un maître qui peut être sévère; par exemple la parabole des invités au festin (Mt 22 – Luc est plus gentil): le maître met à mort les invités qui n’ont pas voulu venir; et l’homme qui n’avait pas revêtu la tenue de noces est jeté dehors, pieds et mains liés.

En ce qui concerne la tenue de noces (que l’on donnait sans doute à l’entrée de la noce à tous les invités), le refus de la revêtir peut être interprété comme un refus de recevoir quelque chose de Dieu: le salut nous est donné, il faut accepter de le recevoir.

Mais que sont les ténèbres extérieures?
Beaucoup de protestants et d’évangéliques pensent que notre « salut » est décidé au moment de notre mort, définitivement. Les catholiques ont introduit la notion de purgatoire, en se basant notamment sur Mt 12,31 où Jésus parle de péchés qui ne seront pardonnés « ni dans ce monde ni dans le monde à venir ».

Personnellement, comme je l’indique notamment dans « Le fait Jésus », j’estime que nous ne savons absolument pas de quoi l’existence après la mort est faite: il y aura peut-être aussi, dans l’au-delà, des enjeux de vie et de mort: Jésus nous met en garde, et Marie aussi, dans ses apparitions.

En somme, entrer dans le salut dès cette terre, c’est franchir une première étape, c’est aborder l’au-delà dans les meilleures conditions. Mais nous aurons peut-être encore des combats, car après tout le démon est bien un être de l’au-delà.

Ceux qui se seront écartés de l’amour au cours de leur vie terrestre seront plus en risque ensuite. Il faut prier pour eux. Les paraboles nous expliquent peut-être cela.

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Le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde (Galates 6,14)

Ayant un peu peiné à comprendre le sens exact de cette phrase, voici ce à quoi j’ai abouti.

  • « Par le Christ, le monde est crucifié » pour moi (qui crois) : C’est le « monde » au sens des aspects négatifs du monde; Jésus par sa mort a libéré les hommes des forces de mort. Ce « monde » n’a plus d’importance pour moi, je suis débarrassé de ses forces.
  • « Je suis crucifié pour le monde » : je suis crucifié, comme le Christ, car telle est la situation du chrétien: i. pour participer au salut du monde; ii: et aussi peut-être « aux yeux du monde » – il apparaît faible, vaincu.

Le monde (mondain) n’a plus d’importance pour moi,.. ni moi pour le monde !
(on nous prend … pour des gens qui n’ont rien, nous qui possédons tout  … cf. 2 Co 8,6-10 )

La formule grecque est extrêmement synthétique:
τω σταυρω του κυριου ημων ιησου χριστου δι ου εμοι κοσμος εσταυρωται καγω τω κοσμω