« Ce qui manque aux souffrances du Christ.. » (Colossiens 1,25)

Ce passage célèbre pose souvent problème, et les traductions en sont fort diverses.
La traduction liturgique ancienne semblait dire d’une part qu’il manque quelque chose aux souffrances du Christ, et d’autre part que c’est Paul qui porte à lui seul ce manque; j’exagère à peine.

La traduction liturgique nouvelle a résolu cette difficulté en replaçant trois mots à l’endroit où ils sont dans le texte grec!

Au lieu de:
« Ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair… »

Cela donne: « Ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’église ».

Je comprends: chacun de nous a et aura à souffrir dans sa propre chair (Jésus l’a d’ailleurs annoncé – par exemple Jean 16,33); et ces souffrances servent et serviront à la construction de l’église.
En ce sens, c’est vrai, les souffrances du Christ n’ont pas magiquement, instantanément changé le monde: chacun d’entre nous doit entrer dans le salut en souffrant.

Plusieurs traductions restent défectueuses pour ce verset, notamment la BFC et peut-être la Bible de Jérusalem si elle n’a pas été révisée sur ce point.

 

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