Voile du Temple, coeur de Dieu

En ce mercredi des Cendres la liturgie nous propose le célèbre texte de Joël (2,13): « Déchirez vos coeurs, et non vos vêtements ».
Le prêtre nous a invités à accepter que nos coeurs soient déchirés par l’amour. Et il a évoqué le coeur de Jésus, le coeur de Dieu, déchiré lui aussi par l’amour infini.

Puis il a fait un rapprochement que je n’avais jamais entendu, avec le voile du Temple: le voile du Temple déchiré, dont on dit d’habitude qu’il signifie que Dieu n’est plus là mais est dans le corps de Jésus crucifié et ressuscité, présent dans tous les chrétiens.

Le voile du Temple est aussi, dans cette perspective spirituelle, Dieu déchiré par son amour infini.

Publicités

Jésus se laisse toucher…

La liturgie de la messe d’aujourd’hui (lundi de la 5° semaine ordinaire années paires) rapproche deux textes sur la présence de Dieu qui ont inspiré le prêtre qui faisait l’homélie:
– Dans 1 Rois 8, il est question du transport de l’arche vers le temple nouvellement construit. Le prêtre nous a rappelé qu’on ne touchait pas l’arche, de peur de mourir (quoique, à part l’épisode de 2 Samuel 6,7, je n’aie pas vu d’indication en ce sens dans la Bible).
– Jésus par contre, en Marc 6,56, se laisse toucher, et ceux qui le touchent sont guéris: Jésus, Dieu proche.

Le prêtre a continué en parlant des tabernacles de nos églises, qui continuent la présence de Dieu sous la « tente de la rencontre ». Dieu « hostie » (victime), que nous pouvons toucher, qui vient en nous par la communion et nous apporte le salut.

Chacun de nous enfin est, ou peut être, présence de Dieu au milieu des hommes. Présence de Dieu qui se laisse toucher par les hommes.