Romains 7

La liturgie faisant actuellement lire l’épître aux Romains, et notamment le difficile chapitre 7, je reproduis ci-dessous un extrait de la traduction que j’en ai effectuée il y a une dizaine d’années, avec les notes en italique.

Pour le texte complet de ma traduction, avec introduction et notes, voir http://plestang.free.fr/romains.htm .

7,9
Je vivais sans Loi autrefois.
Quand le commandement est venu
le péché a pris vie

Le « je » de tout ce passage, jusqu’à la fin du
chapitre, désigne l’homme en général, et non Paul. Ici: l’homme avant la Loi ou avant le « commandement » (Adam?).

7,10
et moi je suis mort:
le commandement qui devait conduire à la vie
m’a conduit à la mort.
7,11
Le péché a saisi l’occasion du commandement
pour me séduire
et, par lui, me tuer.
7,12
La Loi, en elle-même, est sainte;
le commandement est juste et bon.
7,13
Est-ce que c’est le bien
qui est devenu mort pour moi?
Pas du tout; c’est le péché!
Pour qu’on voie bien ce qu’il est,
il m’a donné la mort
en se servant de ce qui est bon.
Ainsi, par le commandement,
le péché apparaît
dans toute sa puissance de péché.
7,14
Certes, nous le savons,
la Loi est une réalité spirituelle;
mais moi, je suis un être charnel,
esclave du péché.

Sur l’usage du « je », voir note au 7,9 ci-dessus. La plupart des commentateurs considèrent que le
paragraphe qui commence ici concerne l’homme de l’Ancien Testament, sous la Loi, même si la
situation du chrétien est pour une part similaire (elle est décrite notamment en Galates 5,17).
7,15
Vraiment ce que je fais
je ne le comprends pas:
car ce que je voudrais faire, je ne le fais pas,
et ce que je hais, je l’accomplis!
7,16
Si je fais ce que je ne veux pas,
je suis d’accord pour dire que la Loi est bonne.
7,17
Mais ce n’est pas moi qui accomplis cela:
c’est le péché qui habite en moi!

L’homme sans la grâce du Christ est comme « asservi » au péché; il garde cependant sa propre
volonté.

7,18
Je sais que le bien n’habite pas en moi,
je veux dire dans ma chair:
car vouloir le bien est à ma portée
mais pas l’accomplir.
« Chair » est pris au sens de « nature pécheresse ».

7,19
En effet, le bien que je veux faire
je ne le fais pas,
mais le mal que je ne veux pas faire
je le fais!
7,20
Si donc je fais ce que je ne veux pas,
ce n’est pas moi qui accomplis cela,
mais le péché qui habite en moi.
7,21
Moi qui voudrais réaliser le bien,
je découvre ainsi ce fait:
ce qui est à ma portée, c’est le mal!
7,22
Au fond de moi-même,
la Loi de Dieu me plaît;
7,23
mais je découvre
dans mon corps une autre loi,
luttant contre celle de ma raison:
je suis prisonnier du péché qui est en moi.

Le mot « loi » est pris ici au sens de « principe de
fonctionnement ».

7,24
Malheureux homme que je suis!
Qui me délivrera de ce corps qui mène à la mort?
7,25
Grâces soient rendues à Dieu
en Jésus-Christ, notre Seigneur!
Donc je suis à la fois, dans mon intelligence,
le serviteur de la Loi de Dieu,
et dans mon corps
l’esclave du péché.

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